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Couper ou ne pas couper le fromage/Avoiding the danger zone 


Aujourd’hui, nous sommes au milieu de la mer des Caraïbes, 250km au nord de Santa Marta en Colombie. La traversée de la mer des Caraïbes est considérée comme l’un des passages les plus durs lors d’un tour du monde à la voile : les alizés de l’Atlantique Nord se resserrent et s’accélèrent dans un couloir assez étroit entre la Jamaïque et les montagnes du nord de la Colombie, et la houle d’est rebondit contre les côtes Colombiennes et Panaméennes, créant une mer courte et chaotique. Plus on navigue proche des côtes Colombiennes, plus le phénomène s’intensifie.

 

Du coup, pour naviguer de la Martinique à Panama, il y a deux options. Couper au plus court, proche des côtes du Venezuela et de la Colombie, pour environ 2100km de traversée, ou bien contourner la zone de grosse accélération des vents ce qui rallonge le parcours de 300km environ (donc une bonne journée de navigation en plus). Pour nous, au vu des conditions déjà musclées dans la zone (25 nœuds de vent établi, avec des rafales à 30/35 nœuds), et dans la mesure où nous avons quelques jours de marge avant notre traversée du canal de Panama prévue pour le 22 janvier (YAY !!!), nous avons choisi l’option plus longue, mais plus safe. On fait donc un grand arc de cercle parallèle aux côtes de la Colombie mais 250km plus au nord, pour ménager le bateau et l’équipage. Pour l’instant, tout va bien à bord, l’ambiance est bonne et on avance bien. On a attrapé deux petits thons rouges, on navigue sous grand-voile à 2 ris avec foc roulé à moitié (ça souffle fort), et on a droit à un show des dauphins tous les jours. Le bonheur ! Moi je ne dors pas beaucoup depuis hier vu l’état de la mer et la force du vent, mais je sais que c’est juste un moment difficile à passer.

 

Couper le fromage...


Ne pas couper le fromage...


Nous avons donc maintenant une date pour le passage du canal de Panama, qui conditionne toute la suite du voyage. On devrait arriver au Panama dans la nuit du 19 au 20, pour un passage prévu les 22-23 janvier (et oui, le canal est tellement énorme que ça prend 2 jours pour le traverser – plus de détails dans un prochain post). Courte escale à Panama City et départ le 24 pour la longue traversée vers les Marquises. On table sur 25-28 jours en mer pour couvrir les 7.500 kilomètres jusqu’à Hiva Oa (là où Hina a grandi de 5 à 11 ans), avec l’objectif d’arriver entre le 19 et le 21 février. On fera sans doute une belle escale pour découvrir cet archipel incroyable et peu connu, avant de lever l’ancre une dernière fois autour du 26 février, pour une arrivée à Tahiti le 2 ou 3 mars.

 

Tristan, depuis Mara’amu (14° 25’ Nord ; 73° 05’ Ouest)

 

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Avoiding the danger zone 


Today, we are right in the middle of the Caribbean Sea, 250km North of Santa Marta, Colombia. The crossing of the Caribbean Sea is considered one of the hardest passages during a circumnavigation: the North Atlantic trade winds funnel and accelerate in a narrow corridor between Jamaica and the mountains North of Colombia, and the swell coming from the East bounces against the coastlines of Colombia and Panama, creating rough and messy seas. The closer one sails from the Colombian coast, the more this phenomenon amplifies.


To cross from Martinique in the eastern Caribbean to Panama, we had two options: cut the corner through the “danger zone” close to the shores of Venezuela and Colombia, for a crossing of roughly 2,100 kilometers, or go around the area where the winds accelerate the most, which adds another 300 kilometers (about an extra day at sea). Given the strong winds across the entire Caribbean Sea (25 knots of steady winds, with gusts around 30/35 knots), and knowing that we have a bit of a buffer before our planned crossing date of the Panama Canal on the 22 January (YAY!), we chose the longest but also safest option. We are doing a circle, parallel to the coast of Colombia but 250km to the North, to preserve the ship and the crew. So far, so good. The atmosphere is great with the new crew, and we are making steady progress without feeling in danger. We caught 2 small red tunas, are sailing with heavily reefed mainsail and jib (it’s blowing hard at times) and are getting a dolphin’s show every day! I haven’t slept much over the last 2 days given the sea state and varying winds, but I know it is just a tough moment to pass.

The "danger route"


The "comfortable" route


The biggest news of the week is that we finally got a date to cross the Panama Canal, which sets the timings for the rest of the trip. We should arrive in Panama during the night between 19 and 20 January, for a crossing booked for the 22-23 January (yes, it takes 2 days to cross the canal – more details on this in a later post!). After a short stopover in Panama City, we plan to leave on the 24th of January for the longest crossing of our lives, 7,500 kilometers and 25 to 28 days across the Pacific Ocean to Hiva Oa, French Polynesia, where Hina grew up as a kid. Hiva Oa is one of the most remote places on Earth and seems genuinely incredible, so we will probably have a well needed break of 5-6 days, before lifting anchor one last time on the 26th of February, to arrive in Tahiti on the 2nd or 3rd of March…


Tristan, from Mara’amu (14° 25’ North; 73° 05’ West)

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